une réforme monastique

Les bénédictines de Notre-Dame du Calvaire s’inscrivent dans un mouvement de réforme engagé par l’Eglise depuis le Concile de Trente (1545-1563). Convoqué par le pape Paul III, ce Concile est une réponse aux 95 thèses formulées par Martin Luther le 31 octobre 1517.

Il s’ensuit dans le royaume de France un violent conflit entre catholiques et protestants. Commencées en 1562, les guerres de religion ne prennent fin qu’en 1598 lorsque le roi Henri IV promulgue l’Édit de Nantes. Pendant cette période de conflit, beaucoup de moniales de Fontevraud étaient rentrées dans leur famille. Quand elles réintègrent l’abbaye, elles gardent les habitudes du monde, l’habit religieux et la clôture ne sont plus respectés. L’abbesse, Eléonore de Bourbon, est une femme pieuse et elle souhaite rétablir l’observance de la règle bénédictine. Cependant, elle a déjà 70 ans en 1601 et c’est pour cette raison qu’elle voit en Madame d’Orléans la candidate idéale pour réaliser l’entreprise de réforme.

Abbaye de Fontevraud (photographie prise en 2017)